Mais non chéri, t’es pas malade ! Juste un peu paraphile… 

Longtemps synonymes de perversions et de déviances sexuelles condamnables, les paraphilies ont, elles aussi bénéficié d’une évolution des mentalités pour prendre un sens moins péjoratif. De nos jours, on parle plus volontiers d’une érotisation d’objets, de pratiques ou de parties du corps, comme alternative à la « norme » sexuelle…

Stricto sensu

Jusque dans les années 80, le DSM autrement dit le très controversé « manuel diagnostique & statistique des troubles mentaux », estime que toute pulsion sexuelle déclenchée par un « objet » de désir hors « normes », est une paraphilie.

Se retrouvent alors dans le même panier : les objets inanimés (chaussures, culottes, arbres…) mais aussi, le masochisme, le bondage, etc.*, l’attirance sexuelle pour les enfants (pédophilie), les animaux (zoophilie) ou encore, pour les personnes non consentantes (Catégorie regroupant aussi bien le sadique que le frotteur !)…

Pire, il faut attendre l’édition 1994 pour que l’homosexualité ou la bisexualité soit enfin sorties de cette liste et cessent d’être considérées comme des déviances !

Aujourd’hui, pour être considérée comme une pathologie, la paraphilie doit être exclusive (seul déclencheur du désir, du plaisir et de l’orgasme) et, elle doit avoir des conséquences : être un handicap dans la vie sociale, professionnelle ou privée ou encore, représenter une violation du consentement d’autrui.

Quelques-unes… parmi plus de 500 !

Grouik ! Si les mots cochons vous sont indispensables peut-être souffrez-vous de narratophilie, à distinguer de la scatologie téléphonique, consistant à débiter des obscénités à des étrangers (enfin, étrangères surtout !)

Molière serait sûrement heureux de savoir que la clystérophilie (klismaphilie) a gagné ses lettres de noblesse, comme en témoignent les adeptes du lavement intestinal…

Gardez-vous de trop aimer le cycle essorage de votre machine à laver, le doux ronron de votre Clio ou les vibrations du réservoir de votre Harley, la Mécanophilie vous guette !

Les adeptes du partialisme doivent être distingués du fétichiste « vulgaire », ils se détournent des petites culottes pour se focaliser sur une partie du corps, ainsi : l’amateur de femmes à barbe et autres buissons ardents est un tricophile distingué, tandis que nasophiles (nez) et linguaphiles (langue) sont largement distancés par la podophilie : le fétichisme du pied est le plus répandu sur terre….

Dans la catégorie de ceux qui regroupent on trouve : les maïeusophiles (femmes enceintes) souvent aussi lactophiles ; les coprophiles aiment la scatophilie et/ou l’urolagnie (ondinisme) ; les acrotomophiles (fétichisme de l’amputation) qui sont parfois aussi abasiophiles (attirés par les personnes sans mobilité, handicapées)…

Combien, dans la promiscuité d’une rame de métro bondée,se découvrent un goût prononcé pour les effleurements involontaires…. sans savoir qu’ils risquent d’attraper le frotteurisme ?

Loin des extrêmes….

En premier lieu Mesdames : les paraphilies sont rarissimes chez les femmes…. Craquez sans remords sur votre 128ème paire d’escarpins…

Pas plus que des tiroirs débordants de lingerie fine, jouer avec des sex toys seul ou à plusieurs, ou enfiler un costume de soubrette ne sont des paraphilies…

Avec 7.5 milliards d’humains, une infinité de fantasmes et autant de sexualités différentes qu’il y a de culture et de personnalités, nous sommes tous un tantinet paraphiles et, si vous adorez les fous rires déclenchés par les chatouilles, vous n’êtes pas forcément atteint de knismolagnie !

* articles détaillés : masochisme, bondage & discipline


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