Epilation intégrale: impact sur la sexualité

Pratiquée traditionnellement dans certaines régions arides du globe, traditionnellement aussi par les adeptes de certaines paraphilies*, l’épilation intégrale féminine semble se propager à la même vitesse que le porno envahit nos écrans…

 
Une thèse controversée et pourtant…
La guerre du poil s’est imposée ces dernières années, touchant plus particulièrement les jeunes générations et surtout, évoluant au même rythme que dans la pornographie. A mesure que les starlettes ont réduit leur toison pubienne puis, épilé leur zone vulvaire, Mme Toulemonde s’est appliquée à leur ressembler. Peu à peu l’absence d’épilation étant perçue comme une pratique déviante, voire non hygiénique…*

 
Or, il y a 5 ans, les résultats d’un sondage CSA ont permis d’évaluer la place de la pornographie dans « l’éducation » sexuelle des adolescents : à 14 ans, 80% des garçons et 45% des filles ont déjà vu un, ou plusieurs films pornographiques… Et, comme depuis une dizaine d’années, la pilosité naturelle y est totalement absente… nos petits gars pensent que le sexe féminin est glabre…, et nos filles qu’il faut s’épiler pour être une femme…
Loin de moi l’idée de condamner le porno, ce qui m’effraie c’est le pouvoir des images qui se substituent à la réalité, fabriquent une « norme » artificielle qui, de plus en plus tôt, entache nos comportements…

 
Ce qui semble évident…
Le premier impact de l’épilation intégrale est une évidence, c’est la suppression du signal visuel de nubilité : un sexe féminin adulte au naturel est non équivoque… Sans aller jusqu’à dire que l’épilation intégrale brise un tabou fondamental, il n’en reste pas moins que 17% des hommes interrogés à ce sujet avouent un « trouble » parfois gênant, 42% y recherchent le visuel des pornos et, 41% estiment que les poils sont un élément érotique indispensable.
Le second concerne la diffusion des phéromones sexuelles, dont on sait qu’elles ont besoin du support pileux pour se diffuser. La pratique de l’épilation intégrale étant récente (-10 ans) il n’est pas possible aujourd’hui de mesurer son impact à long terme.

 
Ce qui l’est déjà moins…
Ce sont les aspects soulevés par les sociologues et autres sexologues. Notre société subit la pression du corps désirable, celui d’où rien ne dépasse, dont les modèles retouchés assaillent nos rétines partout où se posent nos yeux : silhouettes sans un gramme de graisse, sans un poil, lisses…
A quoi s’ajoutent les fantasmes masculins d’un sexe idéal tel qu’ils le contemplent dans chaque porno. En cherchant à retrouver chez sa partenaire le même aspect (et parfois les mêmes performances sexuelles !), l’homme tente d’apprivoiser le sexe féminin en le façonnant à l’image rassurante des sexes béants et lisses des stars du porno…
Et, comme le rappelle l’anthropologue Françoise Héritier, dans les sociétés patriarcales, la femme doit rester une « cadette » pour l’homme…afin qu’il puisse en assurer le contrôle…

 
Etre vigilante
Environ 50% des femmes s’épilent plus ou moins (du maillot, à l’intégrale), 45% le font pour l’esthétique, 22% pour l’érotisme et 15% parce que le poil est perçu comme « sale »…
Quel qu’en soit le motif, une seule chose importe : que ces raisons soient les vôtres car c’est de votre corps et de son intégrité qu’il est question.
Dès lors que vous connaissez les risques et précautions à prendre**, nul autre que vous-même ne doit porter un jugement sur votre choix de pratiquer l’épilation intégrale ou de la refuser.
Par contre, il est peut-être de notre responsabilité à toutes et tous, d’être vigilants sur les « normes » visuelles qui s’imposent à nos enfants…

 
**Epilation intégrale, impact sur la santé
Défense du poil – contre la dictature de l’épilation intime, de Stéphane Rose, Ed. La Musardine

 


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